Agnes Obel est une ces artistes que je n’ai pas vu venir, ou plutôt il serait plus exact de dire que je suis passé à côté. Des critiques lues ici ou là, quelques écoutes, mais il n’y a pas ce déclic tant attendu. Et puis, il y a quelques jours, lors d’un voyage en train, j’ai vu sa pochette d’album remonter dans les nouveautés du jour. La curiosité a été la plus forte et j’ai passé un temps fou à attendre les connexions 3G pour tenter d’en écouter un bout.
Finalement arrivé à bon port, j’ai acheté l’album cash. J’ai par ailleurs été très surpris de voir qu’Agnès avait bonne place dans les ventes d’album sur iTunes. Sans doute est-ce du au positionnement qu’elle avait dans les nouveautés précisément, car je reste convaincu (sans méchanceté aucune mais avec réalisme) que le style qui est le sien n’est pas celui qui attire immédiatement le public de masse de cette plate-forme de téléchargement.
Le visage nordique d’Agnes ne trompe pas, elle est danoise, et a 29 ans. Son album était attendu depuis plusieurs mois, mais je ne pensais à ce qu’elle connaisse à une telle percée en France. Mais c’est justice rendue, car cet album est rempli de simplicité (au sens noble), de douceur et de délicatesse qu’il est bon de se caler entre les deux oreilles. Dans le brouhaha de la vie ambiante, du stress quotidien ou dans la turpitude du retard constant, cet album est un véritable médicament. Sans contre-indication, sans posologie : bref, à consommer sans modération.

















